Lettres portugaises de Guilleragues

Quatrième de couverture

Mariane, une religieuse portugaise, adresse à l'officier français qui l'a abandonnée cinq lettres passionnées et lyriques : « Quoi ? Cette absence à laquelle ma douleur, tout ingénieuse qu'elle est, ne peut donner un nom assez funeste, me privera donc pour toujours de regarder ces yeux dans lesquels je voyais tant d'amour ? » Mais à sa souffrance et sa plainte, rien ne répond jamais que l'obstiné silence de son amant.
Lorsqu'en 1669 le libraire Barbin publie ces Lettres portugaises traduites en français, il les donne pour authentiques, et le succès qu'elles rencontrent tient beaucoup à l'émouvante sincérité de cette voix dont Stendhal, par exemple, ne doutera pas non plus qu'elle fût celle d'une vraie religieuse. Il se peut que l'on s'accorde désormais à considérer le plus souvent qu'elles furent écrites par le vicomte de Guilleragues, ce sont toujours les mêmes ravages de la passion que nous découvrons encore par la voix de Mariane dans ces pages où s'inaugure un genre qui multipliera les chefs-d'œuvre : le roman par lettres

Mon avis

En raison de mes cours de Lettres Modernes, j’ai dû lire ce livre puisque je vais l’étudier, étant donné que c’est un très petit livre, je l’ai lu rapidement pour m’en débarrasser, bien que je sais d’avance qu’il faudra certainement que je le relise plusieurs fois afin de mieux l’étudier. Néanmoins, une lecture s’imposait puisque la première et dernière fois que je l’ai lu, date de 6 ans, donc il est évident que j’ai oublié ce texte (vite lu, et vite oublié également).

Comme le montre la quatrième de couverture, on a ici une jeune religieuse portugaise : Mariane qui écrit ici 5 lettres, adressées à un homme, un officier français qu’elle a aimé passionnément, mais dont l’absence se fait sentir. L’histoire est relativement simple et le fait que ce soit un récit épistolaire (sous forme de lettres) rend l’histoire plus vivante car c’est comme si elles nous étaient adressées, comme si nous étions cet officier. On est pris à témoin d’une certaine manière (ou pris en faute) et on peut parfaitement ressentir ce qu’éprouve cette femme. Ce qui est étonnant, c’est de voir les sentiments de cette femme qui développés et intense dans ces lettres. Elle se met à nu pour lui, pour qu’il sache ce qu’il en est de son côté.

Elle se pose plein de questions, se demande s’il ressent la même chose et ne comprend pas toujours pourquoi il est parti et reste silencieux à ses lettres. Mais à mesure qu’on avance dans les lettres (du nombre de 5 je le rappelle), on voit ses sentiments changer et prendre davantage d’ampleur. Mariane est entière et ne fait pas de détour en ce qui concerne ses sentiments et son désarroi face à l’absence de cet homme qu’elle aime plus que tout. Mais cet amour est signe de souffrance et bien pire encore. Il est étrange de voir comment l’amour peut vite se transformer en haine. Bien qu’on n’ait pas les lettres (réponses) de cet officier, Mariane finit par en parler et avec ce qu’elle écrit ici, on se doute de ce qui a été dit. C’est une jeune femme désespérément amoureuse qui attend des réponses et qui finalement, lorsqu’elle en a, ça n’est pas forcément ce qu’elle attendait.

Une lecture brève et sympathique, qui personnellement m’est nécessaire vu que je vais l’étudier, mais je l’avais déjà lu en 1ere L lorsque j’avais étudié le genre épistolaire, ça fait en même temps des connaissances, donc ce n’est pas négligeable. Après ce n’est pas non plus un livre primordiale qu’il faut avoir lu sans quoi on a raté sa vie. Non, loin de là.

Commentaires

  1. Finalement tu l'as fait, lol. Intéressant quand même ! Ca doit être le genre de livre à lire quand on a besoin de changer de registre le temps de quelques pages... bonne étude, dans tous les cas !

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  2. ouais du coup je l'ai faite, une autre personne l'a demandé ^^ donc bon. de toute façon ça n'allait pas être une critique énorme, il n'y a pas tant que ça à dire là et quand je l'aurai étudié par contre je pourrais en dire plus lol et merci :)

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