La ronde des vies éternelles de Nicolas Cluzeau (Le Dit de Cythèle 1)

Quatrième de couverture

Alors qu’elle est inconsciente, une guerrière de l’armée de la République se voit entraînée dans une étrange ville par une petite fille au visage familier.
Alors qu’il donne un cours à l’Académie de magie, un mage s’évanouit et est assailli par la vision d’un cadavre qui lui annonce sa mort prochaine.
Fils d’un homme et d’une fée, Eringvard, victime d’une apparition morbide, aperçoit le mot Corollis s’écrire au cœur des arbres.
Une prêtresse du dieu des Morts, Cythèle, rêve de funestes prophéties et de fleurs qui saignent.
Quatre êtres au parcours et idées a priori opposés se rencontrent sur le chemin de la ville de Corollis, mystérieuse et depuis longtemps coupée du monde, au sujet de laquelle courent les plus sombres et angoissantes rumeurs. Lentement mais inexorablement, le piège se referme derrière eux.

Mon avis

Je tiens tout d’abord à remercier les éditions Black Book de m’avoir permis de lire ce livre et ainsi de découvrir cette série et cet auteur qui promet énormément et je suis contente d’avoir la suite sous la main pour en savoir un peu plus (même si on pourrait penser qu’après ce 1er tome l’histoire est terminée, l’auteur a d’autres tours dans son sac pour cette tétralogie).

L’histoire est découpée en 7 parties et entrecoupée parfois d’une partie appelée : La Damnation de Décyrion. On suit donc au moins deux histoires en même temps, celle de nos quatre héros : Brytomarte, Syrmaïl, Eringvard et Cythèle. Dès le début de l’histoire, on découvre chacun des personnages indépdendamment : Brytomarte alors qu’elle est sur un champ de bataille, va être frappée et être inconsciente où elle rêve d’une petite fille qui l’emmène dans une ville, où tout n’est que désolation. Syrmaïl est en plein cours à l’Académie de magie de Vilanoë quand il a une vision où on lui annonce sa propre mort. Eringvard, demi-fée, a un lien particulier avec la forêt dans laquelle il voit le mot Corollis apparaître et Cythèle rêve de prophéties depuis des mois et un double onirique lui dit qu’à son 31e anniversaire elle mourra… Le lien qui subsiste entre ses 3 personnages est la ville de Corollis, où chacun essaye de s’y rendre pour comprendre ce qui se passe. Mais assez rapidement nos quatre personnages vont se retrouver dans une auberge pour se restaurer avant d’entreprendre le voyage vers Corollis. Ils sentent qu’il existe un lien entre eux et vont finir par se rassembler et comprendre pourquoi ils sont réunis en ce lieu et doivent tous aller dans la ville maudite de Corollis.

L’histoire démarre vraiment au quart de tour et j’ai bien apprécié cet aspect là. Ça ne traine pas, nos quatre héros se rencontrent très rapidement et agissent tout aussi vite. Après la présentation de nos quatre personnages, ils se retrouvent réunis dans cette auberge où ils sentent un lien entre eux. Ils discutent et essayent de mettre en œuvre pour comprendre pourquoi ils doivent se rendre à Corollis et assez rapidement ils comprennent que ça a un lien avec leur date de naissance. Je n’en dirai pas plus à ce sujet, pour ne pas trop dévoiler l’intrigue. Mais à partir de ce moment là, la quête commence vraiment et elle va être semée d’embuches avant d’arriver à Corollis, où là encore de mauvaises surprises les attendent car les rumeurs ne sont peut-être pas sans fondements… L’action ne cesse jamais, il se passe toujours quelque chose, plein de bataille contre des « démons » (si on peut dire ça ainsi). On ne peut pas s’ennuyer en lisant ce livre et il se passe tellement de choses en si peu de temps qu’il serait assez difficile de conter toute leur mésaventure.

L’histoire est bien plus complexe qu’elle n’en a l’air et pendant toute ma lecture, je me suis demandée où l’auteur voulait en venir, ce qu’il voulait nous faire comprendre au bout de cette histoire. Franchement, j’étais loin de me douter de ça, car à partir de ce moment-là, on se dit que l’intrigue tient vraiment la route et qu’on ne peut pas se douter un seul instant de ce qui va se passer. Je suis stupéfaite de cette fin, qui à moins de 10 pages de la fin, arrive à nous faire un retournement de situation grandiose. Nicolas Cluzeau sait maintenir le suspense, perdre son lecteur tout autant que ses personnages pour nous emmener sur un chemin des plus étonnants. Je ne m’attendais vraiment pas à cette conclusion et que toute cette quête soit finalement pour servir un dessein particulier. L’intrigue est vraiment intéressante et complexe. Il faut bien suivre le parcours de nos personnages et même en étant attentif, on est loin de se douter de ce qui va se passer et dans quel but nos quatre héros ont été lancés dans cette quête.

Le seul bémol de cette histoire est que j’ai eu un peu de mal à rentrer dans l’histoire. Le fait que ce soit de la fantasy et que ça fait longtemps que je n’en ai pas lu doit y être pour quelque chose, car c’est toujours complexe et qu’il faut suivre (et ces derniers temps j’avais des lectures beaucoup plus faciles). Donc ça doit essentiellement expliquer cette difficulté, car l’écriture de l’auteur est des plus agréables et une fois qu’on est vraiment imbriqué dans l’histoire, ça ne pose pas de problèmes particuliers. Ça se lit assez bien. Néanmoins, je pense que la narration y est aussi pour quelque chose.

En effet, on change sans cesse de type de narration, et parfois, sans savoir qui est en train de parler (ne le découvrant qu’à la fin du chapitre ou bien parce que suivant la situation, on peut se douter de qui il s’agit). On a donc à la fois des narrations à la 1ere personne (avec différents personnages) mais aussi à la 3e personne, pour la grande majorité de l’histoire. C’est pourquoi ça m’a un peu étonnée et « perturbée » lors de ma lecture mais on s’y fait rapidement. Cette narration quelque peu « aléatoire » (car on ne sait jamais lorsque l’on va avoir une 1ere personne ou une 3e, sauf lorsqu’il s’agit de l’intermède de : La Damnation de Décyrion qui est toujours à la 1ere personne) permet de créer un certain rythme à la narration et donne un intérêt nouveau à l’histoire puisqu’à certains moments on s’immisce dans les pensées d’un des personnages, afin de mieux le comprendre et le cerner.

Les personnages sont hauts en couleur, très bien travaillés et développés. Je n’ai rien à y redire, je me suis beaucoup attachée à eux. Chacun avec sa particularité qui les rend unique et spécial et qui pourront par leur atout leur permettre d’avancer dans leur quête. Cythèle reste un personnage que j’aime beaucoup, hiérarche de Plutonis (roi des morts). Elle est très mystérieuse et est celle qui guide ses trois autres compagnons dans cette quête à hauts riques. Brytomarte, chef de l’Ordre de la Panthère noire, qui peut paraître dure et froide, va finalement montrer des failles, qui la rendent beaucoup plus humaine et attachante. Ce qui en fait est le cas de nos quatre personnages. Mais les deux hommes de cette expédition : Syrmaïl, le mage et Eringvard, le demi-fée vont également nous surprendre.

En bref, ce 1er tome de : Le Dit de Cythèle est une bonne découverte et j’ai bien envie de savoir ce que vont donner les 3 autres tomes. L’univers de Nicolas Cluzeau est riche et très intéressant. Les personnages, bien travaillés et développés, sont entraînés dans une intrigue des plus complexes et surprenantes. J’ai été très étonnée de savoir pourquoi cette quête avait lieu et qui était derrière tout ça. C’est un très bon début pour cette tétralogie et je ne peux que la conseiller à tous les amateurs de fantasy qui aiment les histoires complexes et qui peuvent vous surprendre.

Commentaires

  1. Coucou Miss,
    C'est Magalie (ou BookHystericLove), je viens de lire ton avis sur ce livre et il m'intéresse beaucoup. Encore un à rajouter à ma longue, très longue liste ^^
    Le traineau du Père Noël, cette année, risque d'être très lourd, tu ne crois pas? lol

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