A l'encre de tes veines de Céline Rosenheim

Quatrième de couverture

À l’image du diable, les vampires sont multiformes et savent dissimuler leur cruauté sous divers masques. Ils peuvent être aristocrates, peintres ou simples rêveurs. Elles peuvent être actrices, comtesses ou filles de joie. Ils arpentent le passé, le présent et l’avenir. Ils se jouent des frontières, de l’Irlande au Japon, de Venise au grand Nord. Ils s’immiscent dans vos rêves de féerie, dans vos cauchemars futuristes. Et s’ils font pleuvoir bien des larmes, ils sauront peut-être vous voler un sourire.
Mais avant de pénétrer dans leur monde, il vous faudra faire une offrande car ce livre s’écrit à l’encre de vos veines.
En vingt nouvelles et cinq poèmes, À l’encre de tes veines voyage au gré des styles, du romantisme noir – première passion de l’auteur – à la fantasy et de la science-fiction à la parodie.

Mon avis

Je tiens tout d’abord à remercier les éditions Rebelle de m’avoir permis de lire ce livre que j’ai trouvé dans l’ensemble assez sympathique.

Je dois avouer que c’est tout d’abord la couverture qui m’a bien plu (bien qu’elle fasse peur à beaucoup de gens apparemment) et c’est cela qui m’a donné envie de m’intéresser à la 4e de couverture qui – après lecture – s’était avéré assez alléchant. J’avais bien envie de découvrir ce recueil et lorsque je l’ai reçu, je me suis rendu compte qu’il n’est pas très épais, en « dépit » du nombre de textes : 20 nouvelles et 5 poèmes.

En général lorsqu’il s’agit de recueil de nouvelles, j’essaye de donner mon avis sur chaque texte, mais étant donné que je l’ai lu rapidement et face au grand nombre de nouvelles, je préfère donner mon ressenti de manière générale qui de toute façon vous donnera davantage une idée sur ce que l’on retrouvera en le lisant (vous ne lisez pas qu’une nouvelle mais un recueil, un ensemble de textes donc…). Je me suis donc lancée dans ma lecture, qui a été assez brève je dois l’avouer (je l’ai lu en 2 fois, coupure non volontaire, mais nécessaire, sinon en une journée même pas, ça aurait été fini) et au final, je trouve ce recueil assez sympa à lire, sans prise de tête tout en nous faisant découvrir les multiples facettes du vampire.

Ce recueil est assez éclectique, aussi bien dans les genres visités que dans la forme. Pour ce qui est des genres, c’était assez appréciable parce qu’on n’était jamais dans le même type d’univers / temps, et du coup ça créait un certain rythme et ça évitait « l’ennui » ou le « déjà vu » étant donné que toutes les nouvelles ont un rapport avec la figure du vampire (et là on comprend d’autant mieux la couverture et le titre du recueil). Il faut bien se renouveler, créer différentes choses et je trouve que dans l’ensemble l’auteur s’en est plutôt bien tiré.

Après je dois avouer que j’ai préféré certaines nouvelles par rapport à d’autres, comme c’est souvent le cas, mais dans l’ensemble l’avis est plutôt bon. J’ai bien apprécié la plupart des nouvelles et pour les autres, ce n’est pas tant que je ne les ai pas aimés, c’est juste qu’elles m’ont moins touchés ou que je n’y ai pas vu le même intérêt, etc. Parfois il est difficile d’expliquer son ressenti, surtout sur des nouvelles vu que ce sont des textes qui sont très courts.

Ensuite, j’évoquais la forme, puisque comme le dit la 4e de couverture, il y a quelques poèmes entremêlés dans les nouvelles (une au début, une à la fin pour clore et les autres éparpillés). C’était assez sympa de changer de types de textes en cours de route parce que ça s’imbriquait bien avec le reste et quoi qu’il arrive, on restait dans le même thème et même type de narration finalement. C’est juste la forme qui change. Là je trouve que l’auteur excellait parce que ça changeait le rythme et « cassait » les nouvelles, mais dans le bon sens du terme.

De plus, ça s’imbriquait bien avec le reste du recueil parce qu’on retrouve parfois cette même poésie, comme s’il s’agissait de nouvelles « poétiques » (c’est possible d’une certaine manière, comme l’on a des poèmes en prose qui raconte des histoires). Je m’explique, dans la manière d’écrire, cela se ressent comme une poésie, la voix donnée au narrateur (et bien souvent narratrice) était très touchante et nous emporte dans un univers qui est autre, de la même manière qu’un poème (en prose ou pas) peut le faire (j’ai adoré Onirique pour cela). On entend parfaitement la voix, les mots choisis sont tels qu’on se laisse bercer et qu’on ressent parfaitement les sentiments évoqués par la narratrice (c’est le cas pour d’autres nouvelles, mais j’avoue qu’Onirique est l’une de celle qui m’a le plus marqué et l’histoire était bien trouvée).

De manière générale, les intrigues lancées étaient plutôt bien menées, certaines étaient plus poétiques, d’autres plus noires, plus glauques aussi (Les draps de Némésis, je ne m’attendais pas à ça). Après certaines nouvelles m’ont plus plu que d’autres, c’est souvent le cas, ça ne se contrôle pas mais de manière générale j’ai bien aimé. L’écriture est très agréable à lire et j’y ai pris plaisir, d’autant que l’on voyage un peu partout, donc c’est d’autant plus sympa.

Un bon recueil qui se laisse lire qui est dans l’ensemble sympathique à lire avec une écriture dure ou touchante selon les nouvelles, quelque chose de très éclectique en somme. Bonne lecture !

Commentaires

  1. J'ai, en général, du mal à lire les nouvelles, mais je dois dire que tu m'intrigues et que la couverture est tentante...

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