La pourvoyeuse d'Aurélie Rochais

Quatrième de couverture

La pourvoyeuse est la saga d’une famille dispersée à travers le monde par  les conditions de vie actuelles.
Mathilda se donne pour but d’entretenir les liens et de maintenir des relations entre tous les siens, les pourvoyant ainsi de ce qu’elle estime être un moyen efficace pour humaniser et rendre supportable leur vie.
Par son récit, la narratrice donne un exemple vivant de l’inévitable imbrication des événements extérieurs dans le quotidien de ses personnages.

Mon avis


Je tiens tout d'abord à remercier les éditions du Panthéon de m'avoir permis de lire ce livre que je ne connaissais pas du tout, mais qui m’a laissé assez indifférente.

Ça n’est pas mon genre de lecture habituelle, du coup je l’avoue, ça n’était pas si simple pour moi de faire cette chronique. Ça n’était pas désagréable à lire (ni une torture), mais je me rends compte que plusieurs jours après la fin de la lecture, il ne me reste pas tant de choses que ça. Et ma mémoire n’est pas si défaillante, il y a des livres que j’ai lu il y a 4 ans et dont je me souviens très bien.

Je pense que la première chose qui fait que je ne sois pas si enjouée que ça (en dehors du genre du livre), ça soit le fait que le livre soit court. C’est toujours le même « problème » avec moi, je préfère de loin les pavés, quand c’est bien expliqué, quand il y a des descriptions, etc. Alors à partir du moment où un livre ne fait que 140 pages, ça peut être un souci parce que je sais qu’il va me manquer des choses, mais parfois je peux être surprise et apprécier quand même. Mais pas ici. J’en attendais un peu plus, j'aurai aimé voir davantage de « conflits », d'histoire sur la famille, là le livre étant assez court, tout file droit, ça va très vite et on survole, quand on ne s’éparpille pas un peu dans tous les sens.

L'écriture est agréable à lire, assez simple mais efficace, mais je dois avouer que j’ai eu du mal à rentrer dans l’histoire, la fatigue ou l’intérêt, je ne sais pas. Cependant, au début avec la généalogie j’ai eu un peu de mal à me repérer, beaucoup d’informations rapidement (et pourtant j’ai lu pire que ça, mais on l’évoque rapidement et je n’ai pas eu le temps s’assimiler) et lors de ma lecture parfois je me demandais qui était qui. Heureusement qu’il y a des petits rappels au cours du livre, mais je n’arrivais pas à retenir la filiation, ce qui est quand même problématique. Après l’histoire en soi, il y a de bonnes choses, mais je n’ai pas adhéré plus que ça. Je n’étais pas dedans, j’étais en dehors de tout ce qui se passait.

Mathilda semble être au centre de l’histoire et au final, je l’ai trouvée assez absente pendant un long moment, cela s’explique et on apprend quand même certaines choses sur elle, que j’ai bien apprécié, j’étais davantage dans l’histoire à ce moment là, mais après on est repassé à autre chose, etc. Je m’attendais à quelque chose de différent.

Quant aux autres personnages, je ne me suis pas plus attachée que ça, je les voyais mais je ne ressentais rien pour eux. Pour Julie, j’étais plutôt contente pour elle, que sa vie ait pu changer, etc. mais sans plus.

En bref, ce livre peut je pense trouver son public parce que c’est bien écrit et que ceux qui aiment voir un peu les vies de famille… mais ça n’a pas fonctionné avec moi. J’étais trop détachée, pas assez impliquée, c’était trop rapide et le tout m’a laissé indifférente. Le genre de livre que l’on lit, qu’on peut apprécier mais sans plus et qui pour ma part a été vite oublié. Dommage.

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