La lettre d'Elisabeth d'Emmanuelle Cosso Merad

Quatrième de couverture

José, le facteur, a une vie bien rangée dans une petite ville loin de tout. Un jour, il ouvre un courrier égaré, et découvre une lettre signée... Elisabeth 2 ! Cette lettre contient le vœu d'une petite fille : celui d'aider sa famille. Son père, cordonnier, ne sait pas lire, et il empêche son fils d'aller à l'école pour l'aider à la boutique.
Sans hésiter, José décide d'intervenir ! Mais sa tâche s'avère plus difficile que prévu...

Mon avis

Je tiens tout d’abord à remercier les éditions Castor Poche de m’avoir permis de livre ce livre que j’aie beaucoup apprécié.

Je ne ferai pas de résumé de l’histoire, la 4e de couverture étant suffisamment explicite, et si j’en dis plus, je risque de tout dévoiler, donc ça n’a aucun intérêt parce que ce livre mérite à être lu, donc il serait dommage de tout dire.

Cette histoire nous montre une petite fille qui aimerait qu’on désobéisse aux règles si cela peut amener quelque chose de bien et juste. Elle pense que son frère devrait moins obéir à leur père pour pouvoir avoir une éducation, notamment savoir lire. Ce dernier pensant que la lecture ne sert à rien, il fait des réflexions à sa fille qui lit souvent et empêche son fils d’aller à l’école. C’est mignon et touchant à la fois et porteur d’un message autour de la lecture, l’écriture et de l’école qui ne peut que montrer leur importance dans la vie quotidienne. Que ça ne sont pas des pratiques anodines et sans intérêt.

Ce livre est destiné aux enfants de 8 ans, donc ça permet de leur montrer aussi cette importance de l’écriture, la lecture et l’école de manière générale, eux qui sont confrontés à cet apprentissage depuis quelques petites années (au moins 2 ans). Au-delà de ça, on a aussi un acte de générosité de la part de ce facteur qui a voulu venir en aide à une petite fille qui en avait besoin et qui a posté une lettre des plus touchantes.

Le livre est court, 85 pages de sorte que ça se lit très vite, moins d’une heure pour le lire tant on plonge vite dans cette histoire et cela est facilité par une écriture très agréable à lire et fluide. A travers la narration et donc la « voix du narrateur », on sent une certaine proximité, une oralité comme si on était en train de nous le raconter. Il y a une certaine innocence et simplicité dans les mots employés mais ça n’est pas non plus trop gamin, ça n’est pas du tout péjoratif. On ressent le côté « conte » de l’histoire et ça le rend d’autant plus intéressant. J’aime beaucoup ce type de narration, c’est ce qu’on peut retrouver dans Peter Pan de James Matthew Barrie par exemple.

Le livre contient par-ci, par-là quelques illustrations qui sont très sympathiques et qui égayent un peu l’histoire, même si ça n’est pas ce qui prime, le texte à toute son importance mais ça ajoute un petit plus agréable, d’autant que le graphisme est plutôt sympathique et fait penser un peu à ce qu’on peut trouver dans les livres de Roal Dahl. Et il y a comme chez ce dernier, il petit côté extravagant dans les personnages, notamment en la figure du facteur.

En bref, voici une lecture touchante qui montre l’importance de l’école, le rapport aux mots, la lecture comme un apprentissage nécessaire pour pouvoir s’épanouir et grandir dans la vie, tout en voyant la générosité d’une tierce personne, ici en particulier le facteur qui est venue en aide à Elisabeth 2. Un livre très sympathique à lire que je ne peux que vous conseiller.

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