Cesare Vol.8 de Fuyumi Soryo

Quatrième de couverture

Alors qu’Angelo est enfin autorisé à quitter la chambre, Cesare lui témoigne sa confiance en lui remettant la clé de son cabinet de travail, tandis que Silenzio lui apprendra l’espagnol. Mais ce n’est pas la seule occasion de se réjouir : le monde chrétien est en liesse après la prise de Grenade, qui vient marquer la fin de la Reconquista !
Pour fêter l’événement, l’héritier des Borgia se voit inviter à Florence par les Médicis… L’occasion pour lui de vérifier de ses propres yeux les rumeurs alarmantes qui courent sur la santé de son hôte. L’archevêque de Pise est également convié aux célébrations, car Lorenzo et lui doivent impérativement trouver un terrain d’entente pour défendre la Toscane contre ses voisins du nord. Cesare parviendra-t-il à amener les ennemis d’hier à devenir les alliés de demain ?

Mon avis

Voici un nouvel épisode de Cesare, le dernier actuellement, jusqu’à la sortie prochaine du tome 9 le 15 mai 2014, qui m’a – sans surprise – beaucoup plu.

Angelo s’est remis de son agression, il peut quitter la chambre et durant l’absence de Cesare, il va avoir le loisir d’avoir accès à son cabinet de travail pour travailler avec Silenzio son espagnol et consulter tous les ouvrages qu’il souhaite. Cesare va se rendre à Florence pour, à la fois, célébrer la fin de la Reconquista qui a eu enfin lieu après 8 siècles, s’assurer aussi de l’état de santé de Lorenzo qui décline de plus en plus et trouver un terrain d’entente entre l’archevêque de Pise et Lorenzo de Médicis contre les voisins du nord, mais cette tâche pourrait s’avérer plus difficile à cause des conflits du passé.

Ce tome était très intéressant à suivre, on voit de plus en plus le lien entre les familles, les jeux de pouvoir entre l’Etat et l’Eglise et c’est vraiment passionnant à suivre. J’adore les intrigues de ce genre et les périodes Historiques en recèlent beaucoup. Comme pour le volume précédent, l’auteur nous plonge essentiellement dans le passé pour assister aux événements tragiques qui ont pu s’y dérouler. Cela permet de nous faire un rappel des faits qui ont eu une incidence sur le présent et qui expliquent aussi pourquoi il y a des complications dans les alliances.

La seule chose est à espérer que les erreurs du passé ne soient pas commises de nouveau. Cesare est en partie là pour s’assurer que les ennemis d’antan deviennent les alliés du futur pour faire prospérer le pays et aussi suivre les desseins de son père. Par ailleurs, l’état de santé de Lorenzo est tel que cela peut devenir problématique pour ces alliances et le devenir de certaines familles au sein de la politique, qu’il soit religieux ou étatique.

Cesare est un personnage fascinant, même si parfois effrayant, ses idées peuvent être problématiques et on se doute que c’est un adversaire redoutable même s’il n’a que 16 ans. Il se rend également compte qu’il n’est pas dans toutes les confidences et va avoir bien des surprises lors de son voyage.

On voit un petit peu Angelo dans ce tome, et je dois dire que ça m’a particulièrement fait sourire. C’est anecdotique, ça ne changera pas grand-chose dans l’histoire générale, mais bon, ça permet de détendre l’atmosphère pendant quelques instants alors que l’heure est grave.

En bref, cette série devient de plus en plus intéressant, les jeux d’alliance sont de mises, on en apprend plus à la fois sur les jeux de pouvoir de la Cour mais aussi ceux de l’Eglise, ce qui est vraiment passionnant. Le personnage de Cesare évolue beaucoup, tout comme Angelo qui grandit et semble aller parfois de désillusion en désillusion. Un très bon tome que j’ai pris plaisir à lire. Il me tarde de lire la suite !

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