La main de la nuit de Susan Hill

Quatrième de couverture

« C’est alors que je sentis une petite main se glisser dans ma main droite, comme si un enfant s’était matérialisé à côté de moi dans l’obscurité pour s’en saisir. Elle était fraîche et ses doigts se replièrent avec confiance dans ma paume. Nous restâmes ainsi pendant un moment, ma main d’homme serrant la toute petite main. Mais l’enfant était invisible… »
Adam Snow, un libraire de livres anciens se perd dans la campagne anglaise et se retrouve dans le jardin d’une propriété qui semble abandonnée. Là, il ressent cette présence, menaçante…

Mon avis

Je tiens tout d’abord à remercier les éditions L’Archipel de m’avoir permis de lire ce livre que j’ai apprécié. Il est dans la lignée de La dame en noir que j’avais déjà lu de l’auteur.


L’écriture est agréable à lire et fluide de sorte qu’on rentre assez facilement dans l’histoire. Le fait que la narration soit à la première personne aide beaucoup à cela puisqu’Adam nous raconte les faits, comme s’il se trouvait en face de nous, il s’adresse à un lectorat « invisible » pour faire part de ce qui lui est arrivé, en étant le plus sincère possible. J’aime beaucoup ce type de narration car l’on se sent vraiment pris à parti et cela nous permet de nous impliquer davantage dans ce qu’il nous raconte.

Il s’agit d’une histoire de fantôme, de nouveau, mais ici, comme dans La dame en noir, le narrateur et personnage principal de l’histoire ne comprend pas ce qui lui arrive. Adam Snow est un libraire spécialisé dans les livres anciens et part souvent à la recherche de pièces rares pour ses clients. Alors qu’il se trouvait en pleine campagne anglaise, il tombe sur une maison surnommée « La Maison Blanche » où il ressent une présence assez étrange, celle d’un enfant qui lui tient la main. Le souvenir de cette main va le marquer jusqu’à en devenir une obsession…

L’intrigue est bonne et bien menée, assez simple en soi mais efficace. Le livre est assez court, un peu moins de 200 pages de sorte que cela se lit bien et vite, sans qu’il n’y ait de longueurs. L’auteur va droit à l’essentiel, à travers la voix de son personnage, elle nous montre ce qui est arrivé à Adam, une histoire incroyable de fantômes alors qu’il n’y croyait pas. Ce n’est que dans le dénouement que toutes les révélations sont faites et que l’on comprend enfin les tenants et les aboutissants et qui expliquent aussi bien des choses.

La vraie force des histoires de Susan Hill réside dans l’atmosphère qu’elle arrive à créer. On sent une tension permanente, une sorte d’ombre qui plane sur nous et sur Adam, ce qui est dérageant car on a l’impression d’être suivi et épié… C’est une sensation étrange mais qui fait tout l’intérêt à l’histoire.

En bref, un petit livre sympathique à lire, une histoire de fantômes assez classique en soi mais qui fonctionne très bien. L’écriture est agréable à lire, on ne s’ennuie pas un seul instant car l’auteur sait nous « perdre » pour donner plus d’intérêt à l’intrigue. L’atmosphère est assez sombre et pesante, un rendu réussi. Pour ceux qui ont aimé La dame en noir.

Commentaires

  1. C'est un livre qui m’intéresserai bien: j'aime les livre qui dégagent ce genre d'ambiance. Je le note.;)

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