La Vraie Fausse Histoire du Minotaure de Laurent Frédéric

Quatrième de couverture

Taiseux, Thésée se taisait. On le croyait donc muet, idiot, fou ou même pire, étranger ! Alors, par crainte et par principe de précaution, on le chassait. Toujours contraint à l’exil, il finit un jour par accoster en Crète. Le petit peuple était en pleine effervescence. C’était le grand jour, selon la tradition, chaque année, un jeune homme était désigné pour partir affronter l’effroyable créature mi-homme mi-taureau : le Minotaure… De belles illustrations et du suspens pour revisiter avec humour l’étonnant mythe de Thésée et du Minotaure. 

Mon avis


Je tiens tout d’abord à remercier Gabriel et les éditions Rêves bleus (Editions d’Orbestier) de m’avoir permis de lire ce livre que j’ai bien apprécié. Il s’agit donc de la vraie fausse histoire du Minotaure, comme le titre l’indique, il s’agit d’une parodie dans laquelle Frédéric Laurent nous livre sa propre version des faits sur ce qui s’est passé dans le labyrinthe avec le Minotaure.

Jusqu’à la moitié du livre, tout paraît normal par rapport au mythe que nous connaissons traditionnellement, même s’il y a quelques divergences. Thésée arrive à Athènes et les villageois lui demandent d’aller combattre le minotaure. On le conduit auprès du roi Minos et de sa fille Ariane, qui avant de partir lui donne une lettre et une pelote de fille rouge. Devant le labyrinthe, il va utiliser ce fil rouge afin de retrouver son chemin une fois qu’il aura tué le minotaure. Jusque là, c’est normal, sauf qu’à partir du moment où Thésée rencontre le minotaure, rien ne va plu…

Et je dois dire que cette version est assez drôle. Je ne la raconterai pas pour ne pas spoiler et retirer tout intérêt à l’album mais c’est une version assez originale, même si on tombe dans le grotesque. Mais ça prête à sourire, les parodies c’est fait pour ça et je trouve que cela fonctionne bien. L’allusion aussi à la Cène est remarquable mais là, il faut avoir un minimum de connaissance religieuse et / ou artistique pour s’en rendre compte. Le ton est léger de sorte à accentuer le côté parodie.

Les illustrations sont sympathiques c’est un graphisme intéressant. Sur une double page, elles permettent de présenter les scènes en un large plan (l’album est grand, 24 x 32 cm). Les couleurs sont chaudes, à l’image de la couverture, on a essentiellement du orange, beige et bleu pour le ciel, c’est assez imité en soi mais suffisamment pour l’histoire.

Pour plus d'illustrations c'est par ici
En bref, une version intéressante de l’histoire du Minotaure qui ne peut que prêter à sourire. Dans les grandes lignes nous retrouvons le mythe original jusqu’à la moitié où l’auteur nous livre sa propre histoire. les illustrations sont sympathiques, haute en couleur.

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