Les Vieux Fourneaux de Wilfrid Lupano et Paul Cauuet


Quatrième de couverture

Pierrot, Mimile et Antoine, trois septuagénaires, amis d'enfance, ont bien compris que vieillir est le seul moyen connu de ne pas mourir. Quitte à traîner encore un peu ici-bas, ils sont bien déterminés à le faire avec style : un oeil tourné vers un passé qui fout le camp, l'autre qui scrute un avenir de plus en plus incertain, un pied dans la tombe et la main sur le coeur. Une comédie sociale aux parfums de lutte des classes et de choc des générations, qui commence sur les chapeaux de roues par un road-movie vers la Toscane, au cours duquel Antoine va tenter de montrer qu'il n'y a pas d'âge pour commettre un crime passionnel.

Mon avis

Toujours dans le but de parfaire ma culture en BD adulte, j’ai commencé la série Les Vieux fourneaux. Mes collègues ne cessaient pas d’en parler et ce début de série semblaient faire l’unanimité, je m’y suis donc essayé et franchement c’est super ! Je comprends pourquoi cela plaît autant.

Cette chronique regroupe mon avis sur les deux tomes parce que comme je les ai enchaînés, j’ai peur de me répéter, ce qui en soi est inutile, donc autant regrouper et puis si le premier tome convainc, vous n’avez plus qu’à prendre la suite, c’est tout aussi bon !

Le premier tome des Vieux Fourneaux : Ceux qui restent nous emmène dans un road trip. Suite à la mort de son épouse, Antoine apprend dans une lettre de sa femme remise par le notaire qu’elle l’a trompé avec son ancien patron. Furieux, il décide de retrouver cet homme et part donc vers la Toscane. Ces deux amis de toujours Pierrot et Mimile, en compagnie de Sophie, la petite fille d’Antoine enceinte jusqu’aux yeux, vont partir à sa recherche avant qu’il ne commette l’impair…

C’est une BD amusante et touchante à la fois. Il y a des moments tragiques, le fait qu’Antoine cherche à se venger en voulant tuer celui qui l’a fait cocu mais dans le traitement, le scénariste a réussi à tourner cela de manière drôle. On se doute fortement qu’il ne va rien en faire, c’est juste sous le coup de la colère. Et en même temps c’est rafraîchissant car il y a un côté décalé.

Cette histoire est emprunte de nostalgie, nous voyons parfois des éléments du passé de nos trois compères, que ce soit l’enfance pour le premier tome ou bien des épisodes de leurs vies auprès de leur compagne (tome 1 et 2). D’ailleurs dans le tome 2, on se focalise davantage sur Pierrot avec encore là une histoire d’amour qui date un peu mais qui par le plus grand des hasards ressurgit…

On y trouve aussi des sujets très actuel avec des problématiques qui ne peuvent que toucher tout le monde, notamment tout ce qui tourne autour de l’écologie, la terre, la famille monoparentale (Sophie est seule, sans qu’on ne sache qui est le père du bébé…). Cette BD montre aussi le choc des générations, à travers Sophie, qui doit avoir dans la trentaine, future maman confrontée à deux générations précédentes avec ces grands-pères qui profitent de la vie à leur manière.

Les illustrations sont vraiment belles, haut en couleur ce qui donne une ambiance chaleureuse à l’histoire, même si ce n’est pas toujours gai. C’est une question de goût, en matière d’illustrations nous ne sommes pas sensibles à la même chose, je vous laisse seuls juges.

En bref, voici un début de série qui m’a bien convaincu. J’espère que j’en ai fait de même avec vous parce qu’elle mérite vraiment d’être lue. C’est drôle et touchant, avec des sujets d’actualité qui ne peuvent que parler au plus grand nombre. Les personnages sont intéressants et attachants à leur manière même s’ils semblent avoir des caractères spéciaux, mais on les aime pour ça. Une BD à découvrir !

Livres lus :

Ceux qui restent
Bonny and Pierrot

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