Monotropa Uniflora de Gwendoline Finaz de Villaine (Les Brumes de Grandville 1)


Quatrième de couverture

Peut-on tomber amoureuse d’une simple voix, d’un esprit, sans y perdre son âme ? 
1919. au lendemain de la Première Guerre mondiale, Apollonie devient professeur de musique. Belle, libre et déterminée, la jeune orpheline découvre la vie au château de Grandville. Elle ne tarde pas à faire la connaissance du fils de la Comtesse, le magnétique et mystérieux Hector, dont la beauté n’a d’égale que le cynisme. Apollonie, encore troublée par cette rencontre, tombe sous le charme indécent d’une voix mystérieux sortie des ombres…

Mon avis

Je tiens tout d’abord à remercier B. Editions de m’avoir permis de lire ce livre même si je dois avouer que je suis assez déçue. Je m’attendais à tout autre chose et mes attentes n’ont pas été là. Pourtant le début partait bien, une bonne mise en place mais au final, ce n’était pas ça.

Je reconnais que c’est bien écrit, fluide, je n’ai pas mis beaucoup de temps pour le lire (dans les deux jours) je n’ai pas peiné, ni rien. C’est agréable, mais il est vrai que cela ne fait pas tout. Une belle écriture est préférable mais quand le contenu suit, c’est tout de suite mieux, or l’intrigue ici est plutôt bateau. Je n’en ferai pas de résumé, la 4e de couverture étant suffisamment explicite pour savoir de quoi il s’agit, je préfère m’attarder davantage sur mon ressenti et expliquer pourquoi ce livre m’a déçu.

Alors je dois tout d’abord dire que l’intrigue tient bien la route. En soi, elle est plutôt bonne et bien menée, mais ça reste assez facile et simple. Rapidement on peut comprendre les tenants et les aboutissants et je dois avouer que les révélations de fin ne m’ont pas surprise. Je m’y attendais assez. Certains personnages sont assez louches donc il semblait évident qu’il y avait anguille sous roche. J’attendais plus de rebondissements, de révélations chocs, là, on est resté dans le classique et la simplicité.

L’histoire est surtout présentée comme une romance, lorsqu’on regarde la 4e de couverture (notamment sur le livre) c’est présenté comme tel, or il faut avouer qu’elle met du temps à apparaître. Pendant au moins la moitié j’ai la sensation que c’est inexistant pour se concentrer plus sur l’arrivée d’Appollonie, sa petite vie de professeur de chant au Château de Grandville mais rien de plus. Et puis d’un coup, la voilà amoureuse, tout s’enchaîne et l’on n’a plus que ça. J’ai eu la sensation de passer du coq à l’âne, en deux temps trois mouvements, la romance était installée, comme sortie de nulle part, etc. Je n’ai pas trouvé ça crédible, ça tombe comme un cheveu sous la soupe et ce genre de choses m’énerve assez. En romance je suis assez difficile, déjà que l’amour au premier regard je n’aime pas ça, là le traitement m’a déçu, je m’attendais vraiment à autre chose.

Pourtant, le principe qu’elle puisse tomber amoureuse d’une simple voix, etc. c’était une bonne idée, j’étais très curieuse de voir comment l’auteur allait rendre cela possible. Malheureusement c’est tombé à côté, on a certes au début une voix mais dans le traitement, j’ai trouvé que ça manquait de profondeur, il ne me semblait pas possible qu’une attraction soit possible. Pourtant c’est écrit à la première personne, on aurait pu avoir ses sensations, cette alchimie crée rien qu’avec le son d’une voix. Un sacré challenge mais qui pour moi n’a pas été relevé. Et pourtant c’est possible parce que dans Charley Davidson, Daryda Jones y parvient parfaitement, sans jamais voir Reyes, juste avec une ombre et éventuellement une voix, et encore, elle parvient à faire ressentir quelque chose.

Quant aux personnages, ils sont assez intéressants mais pas toujours bien approfondi, je n’étais pas totalement dans l’histoire, un peu hors de la romance du fait que l’on passe d’un état à l’autre sans vraiment s’en rendre compte. Apollonie est la petite fille fragile qui a besoin d’être protégée mais qui se veut quand même forte, elle est sympathique mais je ne l’ai pas non plus adoré. J’ai connu des héroïnes plus touchantes, malgré leur fragilité.

En bref, une petite déception car ce n’était pas ce à quoi je m’attendais. Ce n’est pas mauvais, loin de là, les idées sont bonnes mais pas toujours bien exploitées. Ensuite l’intrigue est assez simple et convenue, pourquoi pas mais j’attendais quelque chose de plus extraordinaire. Les personnages sont intéressants mais auraient mérité aussi un peu plus de traitement et de profondeur pour qu’ils soient plus complexes et intéressants. Pourtant l’univers pouvait être sympa et l’explication du titre de ce premier volume à la fin explique bien des choses… Mais j'en attendais peut-être trop.

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