Une ardente patience / El Cartero de Neruda d'Antonio Skármeta


Quatrième de couverture

Réfractaire au métier de pêcheur, Mario Jimenez trouve son bonheur grâce à une petite annonce du bureau de poste de l'île noire. Facteur il sera, avec pour seul et unique client le célèbre poète Pablo Neruda. leur relation, d'abord banale et quotidienne se transforme, par la magie du verbe et de la métaphore, en une amitié profonde. Mais malgré leur isolement, l'Histoire les rattrape...

Mon avis

Je devais lire pour mes cours d’espagnol un roman au choix, en langue espagnole et d’un auteur hispanique. Secret Forbidden World m’a donc conseillé El Cartero de Neruda puisqu’il était assez court, sympa et facile à lire. Car oui la condition était de le lire en espagnol. Je l’ai lu dans les deux langues (espagnol et français) pour me familiariser avec la langue et voir si je comprenais, petit défi personnel. Et je l’ai relu par la suite en français, pour être sûre que j’avais vraiment tout compris.

Alors je peux vous dire que ma première lecture en espagnol aurait pu être suffisante car j’avais saisi l’essentiel mais avoir tous les détails ne fait jamais de mal d’autant que ce livre est vraiment très bon. Donc si vous avez un niveau correct, si vous comprenez un minimum l’espagnol, vous pouvez vous lancer dans sa lecture en VO sans souci parce qu’il est accessible. Mon niveau est loin d’être excellent et c’est la première fois que je lisais un roman dans cette langue.

El Cartero de Neruda ou L’ardente patience en français est l’histoire d’un jeune homme, Mario Jiménez qui, par un grand hasard, va devenir facteur et dont le seul client est Pablo Neruda, le célèbre poète. S’installe entre les deux hommes une relation basée sur les mots pour ensuite se transformer en une amitié profonde. Le poète va même aider Mario en jouant les entremetteurs pour conquérir la belle Beatriz Gonzalez.

Mais en plus de cette amitié, et la romance entre Mario et Beatriz, nous découvrons aussi un moment important de l’histoire du Chili. L’histoire se passe quelques temps avant l’élection de Salvador Allende en tant que Président du Chili pour se terminer au moment du coup d’état par Pinochet, même si on ne fait pas référence directement à ce dernier. Mais il y est question d’un attentat et par la suite de la présence de l’armée sur l’île noire (la Isla Negra).

C’est une histoire qui joue sur les mots et les métaphores, c’est vraiment beau à lire. L’écriture d’Antonio Skármeta est superbe, pour l’avoir lu dans la langue originale c’est vraiment poétique mais je l’avoue l’avoir davantage ressenti en le lisant en français. C’est normal quand on comprend vraiment tous les mots, cela aide. Mais cela prouve que la traduction est bonne et retranscrit parfaitement les mots d’Antonio Skármeta.

Le texte est également empreint d’une sensualité sans égale. J’avoue que parfois, j’étais passée à côté de certaines choses en le lisant en espagnol alors qu’en français, c’était parfaitement clair. Quant à d’autres, elles m’ont bien fait sourire, comme le passage entre la mère de Beatriz et Pablo Neruda à propos de l’état de Beatriz à cause de Mario.

En bref, voici une lecture que je ne regrette pas, même si ça va être moins drôle de faire le travail dessus pour mon cours. Ce n’est pas le genre de livre que je lis habituellement mais c’était très sympathique. C’est beau, c’est bon, et je ne peux que vous le conseiller.


PS : notez bien l’inversion dans les titres entre la VF et la VO…



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