Vertiges de Gwen Hayes (Sous influence 1)


Quatrième de couverture

La vie de Théia Alderson se résumait au confinement voulu par son père. Ne partageant pas les passe-temps des autres adolescents de Serendipity Falls, petite ville de Californie, rien ne la préparait au choc Haden Black. Lorsque le jeune homme au charme ravageur apparaît dans le hall de son lycée et que leurs regards se croisent, elle se découvre passionnée et pleine de désir pour ce nouveau venu. Théia sait quelle a déjà vu Haden pas en ville mais dans ses rêves. Incapable de s'expliquer comment elle a pu rêver d'Haden avant même de le rencontrer, Théia ne peut ignorer les scénarios entêtants des songes fantasmatiques et inquiétants dont ils sont les personnages principaux. Tandis que les deux Haden, celui du jour comme celui de la nuit, l'attirent un moment pour la repousser le suivant, Théia na qu'une certitude : l'attirance quelle ressent pour lui est plus forte que sa peur. C'est pourquoi quand, petit à petit elle découvre qui est réellement Haden, Théia ne sait même plus si elle veut lui résister. Même si cela est au prix de son âme ?

Mon avis

Je tiens tout d’abord à remercier les éditions Panini de m’avoir permis de lire ce livre, malheureusement cela aura été une déception pour moi.

Je ne ferai pas de résumé de l’histoire, la 4e de couverture est suffisamment explicite pour savoir à quoi s’en tenir. Avec un tel résumé, on s’attend à un univers plutôt sombre et mystérieux, où l’héroïne pourrait ressentir une certaine peur et avec un tel début plutôt étrange, je pensais avoir cela par la suite. Ce n’est pas le cas, pas totalement, je trouve que l’auteure n’est pas allée au bout de la chose qui fait que c’est assez « gentil » par rapport à ce qui se passe. Donc au niveau atmosphère, ce n’était déjà pas ce à quoi je m’attendais pourtant l’entrée en matière était plutôt bien trouvé, cela a attisé ma curiosité mais rapidement mon intérêt est retombé.

En effet, pendant la moitié du livre, je me suis ennuyée. Il ne se passe strictement rien et j’avais la sensation de tourner en rond, d’avoir une situation mais qu’au fur et à mesure des pages (plus de 160 pages), on tourne avec les mêmes informations, ça ne décolle pas. Au bout d’un moment, cela devient assez pénible. Je suis la première à dire qu’il faut planter le décor, qu’une histoire peut prendre son temps pour se développer mais il y a quand même des limites, sur un livre de 400 pages (avec des gros caractères), il faut que l’action arrive vraiment, que l’on est des rebondissements, des révélations chocs par-ci, par-là.

Bref, il faut que ce soit accrocheur et intriguant pour qu’on ait envie d’en savoir plus. Là, je trouvais ça juste lassant de ne pas avoir d’informations. L’auteur n’attise pas suffisamment notre curiosité pour nous pousser à continuer. C’est dommage parce que ça en rend la lecture d’autant plus pénible, mais on m’avait assuré qu’après, une fois les premières révélations faites que l’histoire allait décoller.

Une fois LA révélation du livre qui arrive vers la moitié (donc à 200 pages), il est vrai que l’histoire bouge davantage, je l’avoue. On comprend mieux les enjeux et les problèmes, mais à ce niveau-là, on m’avait en partie perdue parce que cela arrive bien trop tardivement et que cette révélation est quasi la seule du livre et c’est à la moitié… On se demande donc ce qui va arriver par la suite pour nous tenir en haleine – ce qui n’était pas gagné dès le départ…

Et là, on tombe sur les « je t’aime, moi non plus » entre les deux parce qu’à cause de la nature de l’un, c’est problématique et là, on tombe vraiment dans le cliché et autres niaiseries. Je ne suis pas difficile en temps normal en lecture, je suis plutôt bon public, mais il y a des limites.

Il s’agit d’une romance, on le voit clairement que la grosse problématique vient du fait de l’un des deux personnages. Le problème est que je n’ai rien ressenti pour le couple, j’étais passive, cela m’importait peu qu’ils ne puissent pas être ensemble, etc. C’est dommage quand il s’agit du cœur du roman… Ceci explique aussi pourquoi je n’ai pas adhéré ce livre. En dehors du fait que l’intrigue était trop lente à démarrer, sans grand intérêt et même si cela va mieux par la suite, cela n’arrange pas totalement les choses puisque j’ai des choses à y redire. Mais qu’en plus, je n’apprécie pas spécialement les personnages, là, on me perd totalement. Je peux pardonner une intrigue quelque peu bancale si les personnages en valent la peine. Mais là, ce n’est vraiment pas le cas, du coup, c’est un gros flop, une déception, il n’y a pas grand-chose à rattraper.

Théia est une jeune fille quelque peu coincée, elle suit les règles de son père, ne les enfreint jamais ce qui fait qu’elle ressemble à une petite fille modèle. Pas nécessairement le genre d’héroïne à qui on peut totalement s’attacher car elle semble peut-être trop parfaite. Et puis le fait qu’elle soit « faible », dorlotée de cette manière (même si elle ne supporte pas toujours cette situation) la rend délicate et contraste peut-être trop avec Haden qui est LE cliché du bad boy.

Alors même si je ne suis pas contre ce genre de gars dans une romance, il y a quand même des limites à ne pas franchir et là, l’auteure est allée trop loin de sorte que le gars est plus détestable qu’autre chose. Il n’y a rien d’attachant chez lui avec un côté bipolaire prononcé. Alors même si cela s’explique parfaitement, j’ai trouvé ça lourd au bout d’un moment. A aucun moment il ne m’est paru sympathique et où j’ai pu me mettre à la place de Théia. Je ne lui ai pas trouvé grand intérêt. Alors quand on apprend des choses sur lui bon, pourquoi pas, mais honnêtement, vu leur situation, j’ai lu bien mieux. Je n’en dirai pas plus pour ne pas spoiler la nature de ce gars hors du commun mais ô combien casse pied et trop possessif pour le bien être de Théia. Grosse pensée pour un couple fétiche qui vit une situation similaire qui m’aura fait ressentir davantage de choses qu’eux deux.

Par ailleurs, l’auteur use de facilité pour se sortir d’affaire, hop, une rencontre inopinée qui va bien les aider et comme par hasard, une 2e personne fait aussi miraculeusement son apparition. C’est trop calculé, trop simple, trop prévisible, pas crédible…

Attention, petit spoiler, mais dont je suis obligée de parler pour montrer à quel point l’intrigue ne vaut pas grand-chose… Vous êtes prévenus.

La majeure partie du livre est une narration à la première personne avec Théia, puis on continue avec une même narration mais avec Haden. Et là, on a quasi le même schéma narratif mais avec une situation inverse ! L’auteure manque tellement d’idée qu’elle se voit obliger de faire une redite dans un même tome avec ses personnages, pour accentuer le pathos de toute cette histoire. Vraiment pas de chance ! Quand on croit que cela va s’arranger, non, un autre problème surgit et la situation devient identique à celle qui était présente 300 pages plus tôt. Comment dire… Non, on ne fait pas ça, Maggie Stiefvater avait tenté dans sa série mais au moins c’était dans 2 tomes différents, là c’est dans le même, dans les deux cas, ça ne passe pas.

En bref, Vertiges est une déception pour moi parce que je n’ai pas adhéré à l’intrigue, trop simpliste, trop lente à se mettre en place et qui tourne trop en rond. Quant aux personnages, je n’ai pas aimé le couple, je n’ai rien ressenti pour eux, pour être honnête, cela me passait au-dessus de la tête ce qui pouvait leur arriver. Je n’aime pas spécialement les personnages, notamment Haden qui était plus souvent détestable qu’autre chose, donc ça n’aide pas. L’univers en soi pourquoi pas, mais cela n’a rien d’original en soi et pas assez sombre alors que ça aurait pu l’être facilement. J’ai lu autre chose du même genre et c’était bien meilleur. Bref, pas grand-chose à rattraper pour moi malheureusement…

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