Pour le meilleur et pour le pire ! de Sarah Morgan

Quatrième de couverture

Colère, frustration… Les sentiments se bousculent dans la tête de Selene après qu’elle a appris que Stefan Ziakas – l’homme dans les bras duquel elle s’est abandonnée le temps d’une nuit – s’est en fait servi d’elle. Car Stefan ne souhaitait qu’une chose en la séduisant : atteindre le père de Selene, son plus grand rival en affaires… Blessée, Selene décide alors de fuir le plus loin possible, et ne plus rien avoir à faire avec cet homme arrogant et sans cœur. Une résolution qui serait plus facile à tenir si les images de la nuit inoubliable qu’ils ont partagée ne revenaient la hanter, jour et nuit...

Mon avis

Pour le meilleur et pour le pire est le dernier né de Sarah Morgan, dont j’avais adoré la trilogie Snow Crystal, donc j’étais curieuse de voir ce que pouvait donner cette histoire. Même si j’ai bien aimé, je n’ai pas retrouvé totalement la patte de l’auteur avec cette précédente trilogie, il faut dire que le roman est assez court, donc on reste un peu en survol. Néanmoins, cela reste une romance agréable à lire et efficace, mais elle manque un petit peu de consistance pour moi.

La 4e de couverture est quelque peu biaisée sur l’histoire, certes, elle se rend compte qu’il a joué double jeu, mais en même temps, elle savait quand même à qui elle avait affaire, en quelque sorte… Selene doit fuir sa maison, on comprend rapidement qu’elle vit l’enfer avec sa mère, à cause de son père. Pour cela, elle doit pouvoir être indépendante au niveau financier, c’est pourquoi elle veut monter son entreprise, où elle vendrait des bougies parfumées. Mais elle a besoin d’un prêt pour pouvoir se lancer. C’est ainsi, qu’elle va ruser pour obtenir un rendez-vous avec Stefan Ziakas, un riche business man, l’ennemi de son père et lui présenter son projet. Etant la fille de son ennemi, Stefan va la manipuler certes, mais elle, elle ne lui dit pas non plus l’entière vérité sur ses intensions.

Très rapidement, un jeu du chat et de la souris va s’enclencher entre eux, l’attirance physique est là, depuis longtemps pour Selene qui ne rêve de lui depuis des années, et Stefan de son côté va être attiré par la jeune femme et en vouloir plus, lui qui refuse toute forme d’intimité, etc.

C’est une romance somme toute classique, efficace dans le genre, cela fonctionne. L’intrigue est bonne et bien menée et soulève des thèmes intéressants, notamment autour d’un père tyrannique, des femmes battues, etc. Le seul souci pour moi c’est que le roman étant court, l’auteur ne s’attarde pas suffisamment à mon goût sur les sentiments des personnages, sur leur relation et le « jeu » qui pouvait en découler. Tout est rapide, trop rapide et j’ai eu un petit peu de mal à croire en tout ça. Il m’a manqué un peu d’alchimie pour que ce soit plus crédible à mes yeux.

Alors même que tout cela était rapide dans la trilogie Snow Crystal, mais il y avait quand même un peu plus de « longueurs », de jeu pour expliquer tout cela. Mais le roman fait 210 pages, donc rien d’étonnant à ce que ce soit survolé et que tout aille très vite. Cela dit, l’histoire de fond est intéressante mais c’est d’autant plus dommage, ça aurait mérité un peu plus de détails pour que ce soit vraiment très bon. Après, cela reste un avis personnel, à vous de vous faire le vôtre.

Les personnages sont intéressants dans le fond, on voit deux personnalités fortes, Selene est prête à tout pour se sortir de cet enfer et y emmener sa mère, à condition bien sûr d’avoir un renfort financier, car à ce jour, elles sont totalement dépendantes de ce père tyrannique et richissime qui à les pleins pouvoirs sur leur existence. Elle est déterminée, et en même temps elle fait preuve de naïveté. Mais il faut dire, qu’elle a vécu presque comme une nonne toute sa vie, difficile parfois de faire la part des choses, même si on la prévient (et puis honnêtement, si elle était « si intelligente », il n’y aurait pas eu d’histoire car elle ne se serait jamais adressé à Stefan, ou l’intrigue aurait pris un autre tournant mais il aurait fallu avoir un roman bien plus consistant.

Stefan, est vu comme le play boy sans cœur, riche qui peut avoir toutes les femmes à ses pieds. Evidemment, c’est une façade, il est plus profond que ça, il a vécu lui aussi des drames qui l’ont construit et sa haine envers Antaxos n’est pas qu’une lutte de pouvoir en lien avec leurs affaires d’entreprise. Même si évidemment, ces informations n’arrivent que sur le tard, même si on peut s’en douter, si on lit entre les lignes. Mais je pense qu’un traitement un peu plus en profondeur aurait été encore plus intéressant et aurait donné plus d’intérêts encore aux personnages.

En bref, Pour le meilleur et pour le pire est une romance mignonnette et agréable à lire, même si je suis loin du coup de cœur car il m’a manqué un peu de profondeur. On reste trop en surface, que ce soit sur l’intrigue ou le caractère des personnages et leur relation pour que ce soit vraiment très bon à mes yeux. Après, le scénario était intéressant, c’est rapide mais efficace et cela m’a bien diverti. Mais je n’en garderai pas un souvenir impérissable comme sa précédente trilogie Snow Crystal qui m’avait vraiment conquise.

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